Nos études montrent que 40.7% des salariés ont déjà pensé à quitter leur entreprise* au cours des derniers mois. Il s’agit d’une donnée conséquente, voire inquiétante, qu’il faut néanmoins relativiser. Ceux qui démissionnent vraiment sont moins nombreux !
Un certain niveau de turnover est naturel dans une entreprise. Celui-ci se situe autour de 15% par an (ou moins). Ce taux reflète le renouvellement normal des effectifs et l’évolution de carrière des salariés. Au delà de ce seuil, et notamment lorsque le taux de turnover est supérieur à 20%, il convient de rechercher les causes et d’identifier les leviers d’action.
Les salariés évoquent notamment le niveau de rémunération et les problématiques liées au management : relations avec le manager, décisions ou méthodes de management. Mais d’autres causes peuvent intervenir et varier considérablement selon les entreprises.
Les enquêtes internes permettent alors de mieux comprendre les facteurs qui favorisent les départs et d’identifier les actions à mettre en œuvre. Le climat interne et l’ambiance de travail peuvent ainsi jouer un rôle important, tout comme la charge de travail, la perte d’intérêt pour le poste, le manque de sens, l’absence de perspectives d’évolution ou d’opportunités, les conditions de travail difficiles ou encore les incivilités pour les métiers en contact avec le public.
Ce sont autant de facteurs sur lesquelles l’entreprise peut agir.
Le baromètre social est un outil de mesure au service des enjeux sociaux et managériaux d’entreprise. Il permet de mieux comprendre les attentes et les difficultés rencontrées par les salariés, de hiérarchiser les causes potentielles de départ, d’approfondir leurs motivations et de dégager des pistes d’action.
En recueillant régulièrement l’opinion des collaborateurs, l’entreprise peut suivre l’évolution du climat social et mesurer l’impact des actions mises en place.
Les facteurs qui conduisent un salarié à envisager de quitter son entreprise peuvent également révéler un mal-être au travail et être associés à certains facteurs de risques psychosociaux (RPS). Ils sont coûteux pour l’entreprise car ils entrainent manque de motivation, absentéisme…
Charge de travail excessive, difficultés relationnelles, manque de reconnaissance, perte de sens ou encore dégradation des conditions de travail peuvent affecter l’engagement des salariés.
Le turnover n’est toutefois pas nécessairement négatif et ne trouve pas toujours son origine dans un mécontentement vis-à-vis de l’entreprise.
Les mobilités professionnelles peuvent aussi s’inscrire dans les évolutions des parcours professionnels et des projets de vie. Certains salariés, surtout en début de carrière, peuvent souhaiter découvrir différentes entreprises, organisations ou missions, y compris lorsque leurs conditions de travail sont satisfaisantes et que l’entreprise propose une politique de QVCT développée.
De même, certaines raisons personnelles peuvent conduire à changer de poste ou d’entreprise : déménagement, rapprochement familial, changement d’environnement de vie ou nouveau projet professionnel.
Il est donc essentiel de distinguer les départs liés au fonctionnement de l’entreprise des mobilités choisies ou liées à des facteurs personnels.
Pour prendre en compte l’avis des salariés, favoriser un climat interne propice à l’engagement et identifier les leviers d’amélioration, le baromètre social constitue un outil pertinent.