Benchmark ECINS « Études de lectorat pour les collectivités », réalisé auprès de 9 451 répondants dans le cadre de plusieurs études. Elles ont été menées auprès de citoyens de différentes collectivités : conseils régionaux et départementaux, métropoles, agglomérations et communes.
Les échantillons sont représentatifs de la population étudiée. La méthode des quotas prend en compte l’âge, la CSP et le lieu d’habitation.
Pour les collectivités, le magazine en version papier est régulièrement questionné : la recherche d’économies, l’évolution des usages et le développement des supports numériques peuvent inciter à envisager une diffusion entièrement dématérialisée.
Mais les citoyens sont-ils prêts à abandonner le magazine papier ? Et lorsqu’ils ont le choix, préfèrent-ils réellement consulter leur magazine en ligne plutôt que le feuilleter lorsqu’il arrive dans leur boîte aux lettres ?
Malgré leur fort attrait pour les nouvelles technologies et leur usage quotidien des outils numériques, les personnes interrogées expriment majoritairement leur attachement au format papier.
Leur raison est simple : ils lisent le magazine lorsqu’ils l’ont sous la main, mais ils n’iront pas nécessairement rechercher spontanément les informations sur un site Internet ou dans leur boîte mail.
Cette donnée est particulièrement importante pour les retraités, qui représentent une part importante du lectorat. Ce sont les lecteurs les plus réguliers et les plus assidus.
Mais les seniors ne sont pas les seuls concernés. Certains actifs, après une journée passée devant les écrans, trouvent plus agréable de feuilleter un magazine papier.
Pour les collectivités, l’enjeu n’est donc pas nécessairement de choisir entre papier et numérique, mais de faire jouer leur complémentarité. Conserver une édition papier tout en développant les contenus numériques permet de répondre à des usages différents et d’accompagner progressivement les publics les plus à l’aise avec le digital vers de nouveaux formats.
Les applications dédiées à l’actualité des collectivités constituent notamment une piste d’avenir : lorsqu’elles existent, elles sont spontanément citées par les citoyens parmi leurs sources d’information.
Leur développement peut ainsi contribuer à mieux toucher les publics les plus jeunes et à accompagner l’évolution des usages.
Nos études montrent une progression régulière de la consultation en ligne des magazines des collectivités.
Les premiers taux observés se situaient autour de 5 %. Les scores les plus élevés atteignent aujourd’hui 15 %.
Cette progression semble notamment liée à l’énergie déployée par les collectivités pour faire connaître et valoriser leurs supports numériques.
Les pratiques évoluent, mais le niveau de lecture numérique des magazines territoriaux reste aujourd’hui très variable d’une collectivité à l’autre.
Ces résultats sont issus d’études de lectorat menées auprès de citoyens pour le compte de collectivités. Ils concernent donc spécifiquement les magazines des collectivités territoriales et ne peuvent être extrapolés aux magazines BtoC, BtoB ou institutionnels.